Fauchage raisonné, nature protégée

Chaque année au printemps, un fauchage des abords immédiats des routes est réalisé par les agents du Département pour assurer la sécurité des usagers.
Tracteur fauchage

Dans le cadre de sa politique de préservation de la biodiversité, le Département s’engage par la mise en place d’une méthode raisonnée dans la gestion et l’entretien des dépendances vertes.

Les équipes départementales assurent le fauchage sur les secteurs situés hors agglomération. Ainsi, ce sont près de 3 554 km de routes qui sont fauchés chaque année.

Deux modes de fauchage sont pratiqués sur les routes départementales en Sarthe :

  • cas général, deux campagnes par an, sur une majorité du réseau routier départemental,
  • sur certains réseaux structurants, une expérimentation à un fauchage par an.

Cas général, deux campagnes par an

Depuis 2018, sur une majorité des réseaux routiers départementaux, les agents des routes sont passés à 2 campagnes dans l’année plutôt que 3 précédemment. 

À partir de mi-mai, les agents fauchent une bande dite de sécurité, d’une largeur de 1,40 m d’herbe sur les bords de route. Puis, à partir de mi-août, ils réalisent une deuxième campagne de fauchage sur toute la largeur de l’accotement.

Puis, à partir de mi-août, ils réalisent une deuxième campagne de fauchage sur toute la largeur de l’accotement.

Les dégagements de visibilité au droit des carrefours sont assurés, dès que nécessaire en tout point du réseau, afin de garantir la sécurité des usagers.

Une expérimentation à un fauchage par an poursuivie en 2021

Objectif : tout en maintenant la sécurité et la viabilité des infrastructures routières, réduire la fréquence de coupe suivant les principes du fauchage raisonné. L’intervention en fin d’été favorise la biodiversité et un meilleur développement des insectes et des graines. Cette action contribue à l’amélioration de la chaîne alimentaire en particulier pour les oiseaux.

Le principe de ne réaliser qu’une seule campagne à partir de la mi-août a été testé en 2018 et 2019 sur près de 125 km sur les réseaux structurants, dotés de bandes stabilisées en rive ou d’accotement peu poussant. Cette première phase d’expérimentation concernait essentiellement les anciennes routes nationales reliant Le Mans à Alençon, Saint-Calais, La Flèche.

Jugée satisfaisante, l’expérimentation a été étendue en 2020 à de nouvelles routes départementales, notamment les grands axes Le Mans à La Ferté-Bernard, Montval-sur-Loir et Saint-Denis-d'Orques. Aujourd'hui, 236 km sont concernés, soit 7 % du réseau routier départemental hors agglomération.
 

Pour assurer la sécurité des usagers avant la campagne, les dégagements de visibilité au droit des carrefours et des secteurs bâtis seront maintenus si nécessaire avant campagne.
 

 
6 3,5 km Contournement Sud de Beaumont-sur-Sarthe / A28
20 bis 4,0 km Entre la sortie du giratoire D314 au giratoire D91B Parence
299 2,0 km Contournement Nord-Est de Fresnay-sur-Sarthe
316 8,5 km Contournement Sud de La Ferté-Bernard Cherré / A11
323 Est  33,5 km Le Mans / La Ferté-Bernard
323 DSE 12,4 km Entre Auvours et extrémité Sud de la déviation d'Arnage (avec interruption à proximité du Circuit)
323 Sud 32,0 km Axe Le Mans / Angers - De Belle Étoile à la limite du département du Maine-et-Loire
326 8,4 km Entre l'échangeur d'Arnage et la RD 309 à Louplande
338 Nord 36 km Axe Le Mans / Alençon - De La Bazoge à Arçonnay
338 Sud 29 km Axe Le Mans / Tours - De Mulsanne à Dissay-sous-Courcillon
357 35 km  Axe Le Mans / Saint-Calais - D'Auvours à la limite Est du département du Loir-et-Cher
357  32 km Axe Le Mans / Laval - Du Mans à la limite Ouest du département de la Mayenne

Fauchage raisonné

Le fauchage tient compte des impératifs en matière de sécurité routière et de conservation du patrimoine tout en préservant la biodiversité et la qualité des paysages naturels en limitant la repousse des herbes. En pratique, il s’agit notamment de réduire la fréquence de coupe, de sélectionner les périodes de fauchage, de relever la hauteur de fauche et de diminuer la largeur de fauche sur les accotements.

Ces pratiques permettent ainsi de favoriser des réserves de biodiversité et la reproduction des espèces vivantes. Cette alternative au fauchage traditionnel permet de conserver un couvert végétal qui limite l’érosion des sols de nos routes.

Préserver l’environnement

Préserver la biodiversité le long des routes consiste à laisser la végétation fleurir, monter en graines et se reproduire d’une année sur l’autre. Les herbes hautes offrent un milieu plus propice à la petite faune (abeilles, papillons, criquets, oiseaux, etc.), un refuge et une alimentation grâce à ses fleurs sauvages.
Aussi, la végétation assure un premier filtrage des pollutions et ralentit l’écoulement des eaux pluviales, ce qui permet d’améliorer la qualité de l’eau et contribue à lutter contre les inondations.

Mieux gérer les périodes de fauchage

Le choix des périodes et de la fréquence de fauchage permet de limiter la repousse de la végétation dans le respect de son cycle.

De nombreuses plantes patrimoniales se développent sur les bords de route. La gestion antérieure des fauchages des accotements ne leur était pas ou peu favorable. L’adaptation des pratiques depuis 2018, en réduisant notamment le nombre de coupes, permet de mieux profiter de cette biodiversité floristique des bords de route.

Certaines plantes plus ou moins rares, protégées ou non, peuvent être désormais observées sur nos accotements ou nos talus routiers.

Quelques exemples :

  • la campanule agglomérée,
  • diverses orchidées (orchis de Fuch, l’épipactis des marais, ophrys abeille, ophrys mouche, etc.),
  • l’hélianthème faux alysson,
  • l’hélianthème en ombrelle.