Groupe de la Majorité Départementale - Droite, Centre et Indépendants

Tribune avril 2019

Les 14 et 15 mars, le Conseil départemental était réuni en session à l’Abbaye Royale de l’Epau pour débattre du budget primitif de la collectivité. Tous les élus ont reconnu l’excellente gestion financière du Conseil départemental, fruit d’une maîtrise des coûts de fonctionnement et d’une efficace gestion de la dette. C’est cette gestion qui permet d’injecter 100 M€ d’investissements pour l’emploi et l’économie sarthoise. Tous, non… ! Le président du groupe des élus de gauche et républicains, C. Chaudun, n’a pas semblé être pleinement convaincu puisque pour lui, une solution pour faire encore mieux est toute trouvée : augmenter les impôts des Sarthois de 1,5 % ! Turbulences, contradictions et désaveu dans les rangs de la minorité départementale : une proposition apparemment contestée pas ses colistiers... 

« Cette proposition n’est ni sérieuse, ni cohérente avec nos engagements passés et présents. Je m’en désolidarise complètement et je voterai pour le maintien des taux » C. Counil, poursuivant « c’est quand même consternant de faire ce genre de propositions en contradiction avec notre discours et nos  pratiques dans les autres collectivités locales ». « C’est une déclaration personnelle pas suivie par les membres de la minorité » L. Hamonou-Boiroux. « Ce n’est pas une proposition du groupe » C. Petit-Lassay. « Je confirme, absolument pas une proposition du groupe minorité  départementale » Y. Calippe.

Face à cette situation, Dominique Le Mèner, président du Conseil départemental, a tenu à rappeler un point de vue différent : « Je ne suis pas prêt à augmenter les impôts des contribuables sarthois... bien au contraire. » Augmenter les impôts n’est donc pas à l’ordre du jour. À l’heure où les Français sont accablés de charges fiscales, où la parole leur est donnée et où ils sont nombreux à débattre… Peut-être serait-il temps de les entendre vraiment ? Les Français ne veulent pas encore plus d’impôts. Les Français veulent parfois moins d’élus. Mais ils veulent également des élus de terrain, plus proches, plus à l’écoute et surtout plus aux faits de leurs problématiques quotidiennes. Et n’est-ce-pas ça, l’essence même du Conseil départemental, l’échelon de proximité, la collectivité qui intervient à tous les âges de la vie ?

Invité par le Président Macron à l’Elysée, avec tous les présidents des Conseils départementaux, le Président sarthois a souhaité évoquer un projet enterré par le gouvernement de F. Hollande : le conseiller territorial. Créé par la loi du 16 décembre 2010, élu au suffrage majoritaire au niveau de chaque canton, le conseiller territorial était destiné à siéger à la fois dans l’instance délibérante du Département et de la Région. Une solution permettant de concilier l’éloignement actuel des supers-Régions et la proximité de terrain des conseillers départementaux, tout en conservant les deux échelons. Moins 2 800 élus, plus de proximité et de cohérence dans les politiques publiques. Et en prime, 150 M€ d’économies, tout en renforçant la place des Départements ! Ce projet – aboli par la gauche en 2012 – fait grandement écho aux débats populaires… Alors augmenter les impôts non, mais proposer d’autres solutions possibles, oui ! Les bonnes idées n’ont pas de date de péremption ! 

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