Elus de Gauche et Républicains

Tribune septembre-octobre 2020

Earta, la marche de la dernière chance ?

L’entreprise Earta, spécialisée dans le recyclage des invendus de la presse, se retrouve aujourd’hui au bord du gouffre. Elle est victime des conséquences provoquées par la liquidation de Presstalis qui a résorganisée toute la distribution de la presse. Sans son principal client pour lequel elle assure le tri des invendus, l’entreprise est menacée de disparition. À la suite de la restructuration du groupe Presstalis, devenu France Messagerie, le mandat d’Earta n’a pas été renouvelé. Ce contrat représente plus de 30% de son chiffre d’affaires, soit environ 2,6 millions d’euros par an. Sans France Messagerie, Earta pourrait se retrouver en faillite.

Earta a été fondée en 2001, elle accueille des travailleurs en situation de handicap. Sur le plan régional, Earta a 250 employés, dont 220 sont des travailleurs en situation de handicap. En Sarthe l’entreprise est installée sur des sites au Mans (Le Ribay et aux MMA), à Voivres-lès-le-Mans, et elle compte 150 salariés en Sarthe.

Les salariés de l’entreprise ont entamé une « handimarche » qui a quitté Nantes le 17 août et qui va les mener à l’Élysée où ils espèrent être reçus par le Président de la République Emmanuel Macron. Cette  marche est née d’une volonté collective de se battre pour les valeurs humaines de l’entreprise. Ils interpellent Xavier Niel, actionnaire, et Louis Dreyfus, président du directoire du journal Le Monde, qui a négocié la reprise de Presstalis et qui a reçu 120 M€ de l’État. On pourrait penser que l’argent public servirait à aider les salariés les plus en difficulté.

Le groupe des élus de gauche et républicains du Conseil départemental soutient cette action et demande expressément que soit débloquée la situation actuelle et que les emplois soient préservés pour maintenir la dignité des salariés de Earta. 

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