Récolte autorisée pour les locataires de jardins familiaux

Informé par les locataires de jardins familiaux inquiets de ne pas récolter le fruit de leur travail, Dominique Le Mèner, Président du Conseil départemental, a écrit à ce sujet au Préfet qui a accepté sa requête.
Récolte autorisée pour les locataires de jardins familiaux

Le printemps est propice à l'entretien et la récolte de fruits et légumes plantés avant le début de la période de confinement. Les locataires de jardins familiaux n’ayant plus accès à leur parcelle ont fait part de leur inquiétude à Dominique Le Mèner, Président du Conseil départemental, qui a alerté le Préfet sur cette problématique.

Dans un courrier daté du 9 avril, le Président Le Mèner souligne que, à l’heure actuelle, « le statut de ces parcelles ne semble pas faire l'objet d'une réglementation harmonisée au niveau national, s'y rendre et y jardiner étant sujet à interprétation en fonction des départements ou des communes de résidence des locataires ».

« L'ambiguïté entretenue autour de l'accès aux jardins familiaux tend à créer une rupture d'égalité entre les propriétaires de jardins et les locataires de parcelles non attenantes à leur domicile », poursuit Dominique Le Mèner qui demande au Préfet « d'autoriser formellement l'accès aux jardins familiaux pour les seules nécessités liées aux cultures potagères et dans le strict respect des mesures barrières ».

« Une seule personne à la fois et une fois par jour »

Dans un courrier daté du 10 avril, Patrick Dallennes, Préfet de la Sarthe, a accepté la requête du Président du Département. Il y rappelle les règles fixées par la Préfecture. « Il est autorisé qu’une seule personne à la fois puisse se rendre une fois par jour dans un jardin familial ou un jardin ouvrier situé à proximité de son habitation ou dans une commune limitrophe. Elle peut s’y rendre pour y pratiquer des activités de jardinage dans le seul but de produire et récolter des végétaux à des fins d’alimentation différée tels que les fruits, légumes et herbes aromatiques. Les déplacements doivent être aussi brefs que possible, de l’ordre d’une heure sur place à laquelle s’ajoute le trajet aller et retour. »