Alexia Chartereau : « Je ne suis pas à plaindre ! »

Restée à Bourges, la basketteuse sarthoise raconte son confinement et livre son regard sur le report des Jeux Olympiques de Tokyo.
Alexia Chartereau (c) Bellenger IS FFBB

Alexia, comment se passe le confinement ?

Ça va, je suis restée à Bourges. Je me suis installée avec mon copain dans la maison d’une de mes coéquipières qui est rentrée dans sa famille dans le Sud. Je fais régulièrement des appels vidéo avec mes parents en Sarthe et mes sœurs qui sont dans le Sud, on s’appelle souvent !

Vous aviez démarré un programme de maintien en forme en vue d’une éventuelle reprise de la saison, qui a finalement été arrêtée…

Effectivement, on avait un programme quotidien avec la préparatrice physique du club en vue d’une reprise. Finalement, le championnat est arrêté et il y aura rien cet été. Je poursuis tout de même l’entretien musculaire, le cardio… Le sport tous les jours, ça permet de rester en forme.

Le moral est bon ?

Oui, je ne suis pas toute seule, je ne suis pas à plaindre ! Mes proches et moi sommes en bonne santé !

Quel regard portez-vous sur le report des Jeux Olympiques en 2021 ?

J’attendais cette décision, comme tout sportif qualifié pour cet événement, en se doutant que cela arriverait. Finalement, je suis un peu soulagée : un maintien des JO cet été, ça aurait été très compliqué pour s’y préparer. Aujourd’hui, je fais du sport mais pas du basket. Le report des Jeux Olympiques est un soulagement : la santé avant tout !

Sportivement, ce report peut avoir des conséquences : des blessures dans les autres équipes, etc…

En équipe de France, on se concentre sur nous. Certes, des joueuses qui sont blessées maintenant ne le seront plus dans un an mais on n’y prête pas attention, nous sommes focalisées sur le moment où on pourra reprendre la compétition.

Comment va se passer la reprise, la saison prochaine, avec votre club ?

Les automatismes vont revenir vite. On se connaît très bien, on a eu de bons résultats, ça peut nous aider. Je ne sais pas si les joueuses ont un terrain de basket chez elles ; moi, je n’en ai pas. On remettra tout au point lorsque reprendra l’entraînement collectif.

Votre coéquipière Iliana Rupert a été élue meilleure jeune joueuse de l’Euroleague, elle vous succède au palmarès…

J’espérais qu’elle gagne, elle le mérite pour tout ce qu’elle réalise depuis qu’elle est à Bourges. On oublie qu’elle a seulement 18 ans. Je suis fière d’elle. C’est symbolique qu’elle me succède.

Qu’est-ce que cette récompense avait changé pour vous ?

C’est bon pour la confiance en soi, le moral. On est également plus surveillé sur le parquet, ça nous pousse à progresser ! Mais, je préfère un titre collectif à une récompense individuelle. Et je pense que pour Iliana, c’est pareil !

Alexia Chartereau en bref