9ème édition de la saison photographique de l'Épau

La saison photographique est depuis plusieurs années un rendez-vous incontournable de la programmation culturelle proposée par le Conseil départemental de la Sarthe. Cette 9ème édition, du 28 mai au 31 octobre, permet au Département de la Sarthe de valoriser la culture en exposant les œuvres de 7 photographes autour du thème de « l’itinérance », au sein de l'Abbaye Royale de l'Épau.

UN PARCOURS PHOTOGRAPHIQUE À CIEL OUVERT (PARC DE L’ABBAYE) : DU 28 MAI AU 31 OCTOBRE

Ce jeudi 27 mai a été inaugurée la nouvelle saison photographique de l'Abbaye Royale de l'Épau en présence de certains des photographes exposés.

Un parcours photographique collectif en plein air est proposé, présentant les travaux d’artistes aux esthétiques et approches très diversifiées, permettant alors une complémentarité de regards sur la thématique de l’itinérance et nous interrogeant, de manière troublante ou insolite, sur la manière dont nous faisons face aux enjeux de nos sociétés en constante évolution. Cet art trouve un écho particulièrement intéressant au sein de ce site patrimonial situé aux portes du Mans, en faisant dialoguer le monument avec son environnement et en jouant avec les jeux de lumières qui subliment son architecture.

N’attendez plus pour venir découvrir cette nouvelle édition au sein du magnifique parc de 13 hectares, situé à moins d’une heure de Paris, de l’Abbaye Royale de l’Épau !

 

  • Floriane de Lassée – « MAMAS BENZ » - Une Afrique féminine, contemporaine et lumineuse. En photographiant ces femmes, Floriane de Lassée a été marquée par la présence du wax dans leurs vêtements, qui s’est alors imposé au coeur du projet tant sur la forme que sur le fond.
  • Robert Doisneau – « ÉCOUTER LA RUE » - Découvrez l'univers musical du photographe Robert Doisneau, des musiciens de rue des années 30 aux jazzmen des caves de Saint Germain des Prés dans les années 50.
  • Sandra Mehl – « PS : JE T’ÉCRIS DE LA PLAGE DES MOUETTES » - Un récit intime de la vie d’une plage, en bordure de l’étang de Thau à Sète. Additionné d'un regard amusé et poétique, Sandra Mehl dessine un portrait décalé et tendre de cet espace et ses occupants.
  • Tomás Munita – « BAGUALEROS DE PATAGINIA » - Cette série nous fait voyager et conte l’histoire d’une terre sauvage, coupée du reste du Chilli. Tomás Munita a suivi pendant plusieurs semaines les bagualeros, ces chiliens qui traquent du bétail retourné à l’état sauvage.
  • Michel et Dominique Beucher – « POÉTIQUE DE LA NATURE » - Michel et Dominique Beucher présentent une série de photos étonnante à la rencontre de la faune et de la flore sarthoise. Equipés d'un boîtier argentique et d’un réflexe numérique, ils réalisent des photos à la lumière naturelle.
  • Nicolas Boutruche – « DU VOYEURISME AU 1/10eme » - Réalisateur et photographe, Nicolas Boutruche aime créer des images qui racontent des histoires évoquant avec un humour souvent malicieux les rires et les rêves. Cette série nous invite à observer ce qui se déroule dans l’intimité : derrière les murs d’un hôtel, d’une maison, d’un chalet, d’une caravane... l’envers du décor.
  • Kim Boske – « NATURAL AMAGOI NO TAKI » - Fascinée par la façon dont le caractère mouvant du temps et de l’espace déterminent notre perspective, Kim Boske compose son travail en capturant et en assemblant différents fragments visuels perdus au fil du temps.

Le sténopé ou la drôle de machine : Du 11 juin au 1er août

Dès la deuxième semaine de juin, et pendant tout le mois de juillet, une nouvelle silhouette va s’installer temporairement dans le parc de l’Épau. Cette structure, à taille humaine, créée par le Boucan des Arts et le collectif Clepsydre, vise, par une expérience immersive, à proposer aux visiteurs de redécouvrir la magie de l’outil photographique et ses origines : « photos – graphein » – « l’écriture avec la lumière ». Le sténopé est un procédé photographique simple. Il se base sur le principe de la camera obscura. Un tout petit trou, fait à l’aide d’une tête d’aiguille, suffit à laisser entrer la lumière dans une boîte puis de la fixer sur un support photosensible (du papier photographique).

Le Boucan des arts invite le public à des rendez-vous pour vivre l’expérience de cette drôle de machine : des visites guidées, des ateliers, des temps de création et de formation seront associés à l’installation de ce sténopé à taille humaine.

Éducation artistique

Photographie au collège

Le Département coordonne une action d’éducation artistique et culturelle à destination des collégiens sarthois par le biais de la photographie. Depuis quatre ans,19 collèges sarthois ont ainsi déjà bénéficié de l’accompagnement d’un photographe pendant plusieurs mois.

Ce projet permet à des classes d’élèves, de la 6e à la 3e, d’accueillir pendant environ 20 heures d’ateliers un photographe professionnel. Accompagnés de leur enseignant, les élèves peuvent ainsi découvrir l’outil et la pratique photographique, mais surtout mener un projet de création unique, à la croisée de leur univers d’adolescents et de l’univers artistique du photographe intervenant. C’est une occasion pour eux d’explorer les questions du regard et de l’image, par la réflexion collective, par la prise de vue et l’analyse d’image, ou encore la mise en place d’une scénographie. En effet, le projet aboutit en fin d’année à la présentation des photographies des élèves, à la fois au sein de leur établissement et à l’Abbaye Royale de l’Épau dans le cadre de la Saison Photographique qui s’y déroule chaque année.

Lucas Grandin : l’installation RHOMBUS BERANGARIA dans la clairière des collégiens

Cette année, 10 classes présenteront le résultat du travail de création réalisé en 2020 et 2021 dans le cadre du dispositif « Photographie au collège ». Ceci est l’occasion d’investir un nouvel espace du parc dans une scénographie retravaillée qui souhaite s’inscrire de manière harmonieuse dans le parc et la végétation. Cette création a été confiée à l’artiste plasticien Lucas Grandin. Le projet, intitulé Rhombus Berangaria, s’articule autour de trois axes.

Le premier concerne la création d’une structure centrale pouvant accueillir le public et orienter les visiteurs vers les différentes zones de la clairière. La forme retenue pour dessiner cette structure est le losange (rhombe). Cette forme géométrique, Lucas Grandin en a tiré l’inspiration de la couronne du gisant de la Reine Bérengère.

Le deuxième volet de ce projet repose sur des ateliers menés par Lucas Grandin dans chacune des classes participantes, pour co-imaginer avec les élèves, les enseignants et les photographes, les ministructures qui parsèmeront la clairière et accueilleront les travaux photographiques réalisés dans l’année. Une initiation à la scénographie pour ces jeunes collégiens et une manière pour eux de mener un projet photographique de bout en bout, depuis le germe d’une idée jusqu’à sa présentation au grand public. Enfin, dernier aspect majeur du projet, une classe de SEGPA du collège de la Madeleine participera à la construction de la structure sur site à l’Abbaye Royale de l’Épau au côté de Lucas Grandin.

9e édition de la saison photographique de l'Épau
9e édition de la saison photographique de l'Épau
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