Sébastien Bourdais : « S’il pleut, ce sera diabolique ! »

Le pilote sarthois (Ferrari Risi, LM GTE Pro) livre ses dernières impressions avant le grand départ des 24 Heures du Mans, samedi 19 septembre.
La Ferrari Risi n°82 de Sébastien Bourdais

Sébastien, quelles sont vos impressions après ces 2 jours d’essais ?

Ça s’est plutôt bien passé ! La voiture n’était pas facile, d’autant plus qu’on était 2 pilotes à la découvrir. On ne connaissait pas l’équipe non plus, donc ça a commencé doucement. Le seul vrai problème : la pression des pneus. Nous n’avions pas avec nous notre technicien Michelin habituel et, en qualifications, on est parti avec un premier train de pneus à peu près bien gonflés mais un deuxième train qui n’allait pas du tout ! C’est en passe d’être normalisé, il faut absolument que ce soit réglé pour la course.

Comment trouvez-vous cette Ferrari ?

On est relativement content de la voiture. C’est tout de même très différent de la Ford, chaque voiture a sa spécificité. Par contre, on ne sait pas comment elle se comporte sous la pluie…

Et il risque de pleuvoir…

Il y a de fortes chances de pluie et personne ne connaît la voiture sous l’eau. S’il se met à pleuvoir, ça va épicer le menu ! Le Mans, sous la pluie et avec 3h30 de nuit en plus, c’est diabolique : le circuit est tellement grand qu’il ne pleut pas partout et, avec la nuit, on ne sait pas si la piste est mouillée lors du 1er freinage à Mulsanne, Indianapolis ou dans les Esses Porsche !

Cela vous inquiète-t-il ?

Non, je pense que cela ne fonctionne pas trop mal ! J’ai fait 3’52’’7 avec le 1er train de pneus qui avait déjà fait un relais, et 3’52’’5 en nuit. On verra si on suit le rythme samedi, quand le drapeau vert sera baissé !

Comment avez-vous vécu l’absence de public ?

Ça ressemblait à une séance d’essais privée et pas aux 24 Heures du Mans ! On ne peut pas ne pas y penser, c’est comme ça…

Mardi, votre retour comme titulaire en IndyCar a été officialisé…

C’est une super nouvelle (Sébastien va disputer les 3 dernières épreuves de 2020 et toute la saison 2021 au volant d’une monoplace A.J. Foyt Racing) et un gros challenge dans une équipe qui a été un peu au fond du trou. Je vais essayer d’apporter ma pierre à ce superbe édifice (le patron de l’écurie, A.J. Foyt, est une légende du sport automobile).