Groupe de la Majorité Départementale - Droite, Centre et Indépendants

Tribune de décembre 2017

 

Un nécessaire rapport de confiance

Lors du congrès de l’Assemblée des Départements de France, les Présidents ont adopté une motion unanime pour clairement rappeler la place qu’occupe le Département dans l’organisation territoriale de la France et ce qu’ils attendent de l’État.

Les Présidents, toutes tendances politiques confondues, ont tenu à réaffirmer que, dans les années à venir, les Départements continueront d’être les garants de l’équilibre des territoires et du sentiment, pour chaque citoyen, d’appartenir à une communauté nationale.

Le Département est, dans les faits, moderne et efficace dans son action quotidienne de proximité, dans son métier d’aménageur du territoire, dans sa mission de solidarité départementale.

Il sait s’adapter, il sait innover, il sait engager des réflexions prospectives pour l’avenir, il sait être responsable dans la gestion des finances départementales.

Mais le Département doit pouvoir agir sans une épée de Damoclès, celle des finances publiques d’où le rappel par les Présidents des Départements des efforts budgétaires et de gestion que les collectivités départementales ont déjà réalisés prenant ainsi largement leur part à l’effort collectif de redressement des comptes publics.

La Sarthe en est l’un des exemples vertueux, avec une saine gestion reconnue par les Cour et Chambre Régionale des Comptes. Le Conseil départemental a fait des efforts depuis de nombreuses années et la Majorité départementale poursuit depuis 2015 cet exercice de maîtrise des dépenses de la collectivité et de maintien d’une politique d’investissement.

Dans notre dernière tribune, nous évoquions une nouvelle fois la facture de la présidence François Hollande pour la Sarthe : une perte de 291 millions d’euros pour la seule période 2014-2017 avec la baisse des dotations et la non compensation des allocations de solidarité par l’État.

Après ce quinquennat au bilan catastrophique, les Départements ont dit à Emmanuel Macron qu’ils étaient prêts à ouvrir des discussions avec l’État. 7 mois après, les Départements sont toujours dans l’attente d’un dialogue constructif.

Ils espéraient beaucoup du déplacement du Premier Ministre, Édouard Philippe, au congrès de l'ADF : son discours fut sans aucune annonce, devant un auditoire de conseillers départementaux qui avaient fait part de leurs inquiétudes sur l’avenir budgétaire des Départements.

Ils espéraient beaucoup de la part d’un Premier Ministre qui a l’expérience de gestion d’une grande ville, qui a été conseiller général et conseiller régional.

Ils espéraient d’un Président de la République qui annonçait le dialogue et qui, en fin de compte, écoute les collectivités territoriales sans apparemment les entendre.

Ils espéraient d’un Président de la République qui avait dit avoir entendu le cri d’alarme des Départements comme celui d’ailleurs des Régions et des Communes.

Malgré ce constat, les Départements souhaitent toujours avoir des discussions partenariales et transparentes avec l’État qui ne sont pas basées sur une contractualisation, relevant d’une vision unilatérale.

Unanimité au niveau national pour la motion des Départements, visions convergentes entre Majorité départementale et Minorité au niveau local : les inquiétudes sont nombreuses face aux contradictions de l’État.

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