Le syndicat mixte du circuit des 24 Heures (*), propriétaire des installations a entrepris d'importants travaux depuis 2004 pour améliorer la sécurité et le confort des concurrents et des spectateurs. Les collectivités locales investissent ainsi 20 millions d’euros sur 4 ans.
Après la modification de tracé de la courbe Dunlop, la réalisation de tunnels piétons et la reconstruction complète du Village, l’hiver 2006-2007 a été consacré au rallongement des stands, au réaménagement du parc des concurrents (paddocks) et du souterrain Nord. Cette gigantesque phase de travaux s’achèvera par la construction d’un nouveau « Welcome », le mythique restaurant du village.
Les 24 Heures du Mans sont ainsi parés pour vivre au XXIème siècle autant de riches heures qu’au XXème !
La modification du tracé n’a pas modifié le développement du circuit : 13,650 kilomètres et 4,180 kilomètres pour le circuit Bugatti.
Audi R10 à moteur diesel TDILa course mythique de l’Endurance reste un laboratoire d’essai formidable pour les motoristes et les marques automobiles prestigieuses. Preuve s’il en est : la 75ème édition en 2006 qui restera gravée plus que d’autres sur les tablettes des 24 heures.
Si Audi et sa R10 s’imposait le 17 juin, comme les années précédentes (de 2000 à 2006 sauf 2003) et si Tom Kristensen, « Monsieur Le Mans » ne remportait pas sa 8ème victoire, c’est bien autre chose qui marquera cette année-là.
Une révolution a eu lieu : engagé pour la première fois, la technologie diesel choisie et maîtrisée par Audi remporte les 24 Heures (1ere et 3). Tour de force technologique et économique (cette victoire est une formidable caisse de résonance pour la marque allemande), elle est aussi le prologue du retour de Peugeot au Mans, également avec un moteur diesel dès 2007.
Depuis, Audi ou Peugeot, les diesels dominent la course...
(*) Le Syndicat Mixte du Circuit des 24 Heures est un établissement public, présidé par Roland du Luart, président du Conseil général et associant les collectivités locales avec la répartition financière suivante : Conseil général de la Sarthe 50 %, Région des Pays de la Loire 25 %, Le Mans Métropole : 15 %, Ville du Mans : 10 %.
