Expositions, séminaire, Patrimoine à la Carte, projections de films...
569 ko
Jean Jacquelin est né sur l’Ile Saint-Louis à Paris, le 26 mai 1905. Après ses études à l’Ecole Germain Pilon, il fait en 1925 son service militaire, à Essen, en Allemagne. A son retour en 1927, il est embauché aux Editions STEP, où il fait ses débuts dans la publicité.
Jean Jacquelin au sommet de la réussite, la famille Jacquelin s’installe au Moulin de la Ronce, en Sarthe.
Fiche technique :
30 panneaux
Jean Jacquelin et le cinéma
Pendant l’occupation, le cinéma français, épaulé par des capitaux allemands et italiens, manifeste, tout en gardant une réelle indépendance, une vitalité et une créativité peu communes.
Le public suit, trouvant là sans doute une compensation aux dures épreuves qu’il traverse. Les affichistes bénéficient de cet engouement. Jean Jacquelin, après l’Assassin a peur la nuit, commandé par le producteur André Paulvé, dessine deux affiches pour la Scalera, le Navire blanc, le premier film de Roberto Rossellini et le Capitaine Tempête.
Avec cette compagnie italienne, Paulvé coproduit Carmen, dont J.J. réalise l’affiche, ainsi que celles de Lumière d’été et des Mystères de Paris.
Commencée en 1942, la carrière de Jean Jacquelin dans le cinéma se poursuit jusqu’en 1956. Au total, il réalise plus de quarante affiches pour trente-sept films aux titres prestigieux. L’affichiste va ainsi inscrire sur le calque de ses maquettes le nom de trente réalisateurs différents et de dizaines de vedettes réputées.
La grande majorité de ses commandes, Jean Jacquelin les reçoit de la Discina, la compagnie de distribution d’André Paulvé.
L’affiche de cinéma est à l’époque la seule antichambre du film permettant au spectateur l’évocation rêvée et colorée de ce qu’il verra en noir et blanc.
Considéré par certains comme « le maître incontesté de l’affiche de cinéma », pour son esprit de synthèse, sa capacité à traduire en image l’esprit d’un film, son talent à manier les aplats de couleurs pures, Jean Jacquelin a produit quelques-unes des affiches phares du cinéma français de l’après-guerre. Son refus du chromo, des poncifs et du portrait photographique l’entraînent parfois à refuser de signer certaines planches, dont certains éléments lui ont été imposés. Avec la MGM, qui ne lui accorde pour ses lithos qu’un nombre restreint de couleurs, il réalise de belles affiches, dont le dessin schématique et les aplats à l’emporte-pièce dégagent une grande force d’impact.
